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Ici vous trouverez des articles sur des sujets divers en lien avec la psychologie

Comprendre et accompagner le fonctionnement de l’enfant hypersensible ( 1ère partie)

Un enfant n’est hypersensible que parce qu’il n’est pas compris. Avec un accompagnement qui lui correspond, il sera seulement un enfant avec une belle sensibilité sur laquelle il pourra s’appuyer et qui lui servira de ressource dans de nombreuses situation.

La métaphore du zèbre dans le troupeau d’éléphants

Avec les familles, j’utilise une métaphore qui va permettre à chacun de mieux comprendre ce qu’il se passe. J’explique que certains enfants sont comme des zèbres dans un troupeau d’éléphant (le zèbre étant aussi l’animal choisi pour représenter les enfants précoces, on peut changer d’animal pour éviter les catégorisation et l’enfant peut choisir lui même son animal de prédilection). Le zèbre fait tout ce qu’il peut pour être comme faire comme les autres. Il essaie de barrir, de prendre l’eau avec sa trompe,.. parce qu’il pense qu’il est un éléphant. Et les parents, très gentiment, essaient de le pousser à faire toutes ces choses qu’il n’arrive pas à faire. Et même parfois ils l’encouragent avec beaucoup de bienveillance « je suis sûr que tu en es capable, j’ai confiance en toi, je sais que tu es aussi intelligent/rapide/… que les autres. Tu peux y arriver… ».

Alors le zèbre essaie de toutes ses forces, il se fatigue et en plus ça ne marche pas. Il se sent de plus en plus « râté » et par-dessus le marché il fait souvent des grosses crises émotionnelles parce qu’il sature, que tout lui échappe et qu’il essaie de contrôler de plus en plus sans succès. De l’autre côté, les parents souvent s’impatientent et s’essoufflent en faisant de leur mieux pour être soutenants, bienveillants, encourageants… sans résultat. Ils contrôlent aussi de plus en plus, mettent de plus en plus d’énergie et saturent et se sentent impuissants, ce qui fait écho au sentiment d’impuissance de l’enfant.

L’échelle émotionnelle de l’enfant sensible

Les enfants sensibles ont une échelle émotionnelle différente de la notre. Si on imagine que notre intensité émotionnelle va de 1 à 10, la leur est bien plus étendue. Ici on peut prendre un exemple avec une echelle de 1 à 30 .

1 2 3 4 5 6 7 8 9 10
5 10 20 25 30

La zone de confort émotionnelle peut aller de 1 à 5. Ce sont les émotions qui sont facilement gérées, agréables et qui nous traversent au quotidien. Mais là où un signal de 3 par exemple, sera confortable pour nous, ils seront déjà à 10 et auront utilisé des ressources supplémentaires pour s’adapter.

Comme tous les êtres humains, à partir d’un certain inconfort, ils vont réagir. Soit en criant, pleurant, hurlant. Soit pire ( plutôt avec des personnes peu dans l’émotionnel en face) ils vont se bloquer. J’ai souvent des parents qui me parlent d’un enfant « sans émotion », « on le punit, on crie, on dirait que ca ne lui fait rien, il rigole quand on le dispute,…. ».

Dans ces cas on fait un travail pour redescendre grandement le niveau émotionnel.

Quand l’enfant est en surplus émotionnel trop fréquent, il va finir par sur-réagir au moindre micro signal car il finira par être en saturation permanente . Ce qui engendre des réactions en face du style «  de toute façon il ne supporte rien. Quoi qu’on fasse ça ne change rien il va mal réagir. Il peut partir en crise pour une assiette qui est décalé de 2cm,… ».

On observe la même chose chez des enfants moins sensibles notamment dans la géniale période des 2/3 ans mais de manière moins intense.

La connexion entre le cérébral et l’émotionnel

Ce sont des enfants qui assez rapidement, vont déconnecter le cognitif de l’émotionnel. L’environnement autour ne parvient pas à les accompagner à donner du sens à leur fonctionnement émotionnel. Ils ne vont pas apprendre à gerer leurs émotions et vont utiliser des stratégies souvent épuisantes pour les mettre de côté. En parallèle, ils vont s’appuyer de plus en plus sur leur système cognitif et intellectuel. Il y a de grandes similarités entre les enfants précoces et les enfants hypersensibles et assez souvent les deux sont liés.

Ils vont  se retrouver de plus en plus bloqué par le fait qu’il SAVENT qu’ils ne devraient pas réagir comme ils le font, mais qu’ils ne peuvent pas faire autrement. Cela va renforcer le sentiment d’impuissance et empêcher d’accompagner le système émotionnel. Les adultes vont aussi souvent s’adresser à ces enfants par l’explication et le mental mais cela ne fonctionnera pas tant que les systèmes cognitifs et émotionnels ne seront pas reliés.

Pour continuer…

Dans un second article vous trouverez des outils pour mieux accompagner ces enfants et éviter les blocages relationnels.

Les outils du psychologue : travailler le poids émotionnel avec les patients adultes

Dans les thérapies adultes, les patients arrivent parfois avec un poids émotionnel de souffrance, colère, culpabilité, tristesse,…accumulé depuis de nombreuses années voire de décennies. Il est important de prendre en compte ce poids et d’y porter de l’attention avant d’aborder d’autres éléments plus spécifiques de leur histoire.

Plusieurs outils très simples d’utilisation peuvent accompagner le travail de la séance.

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Les outils du psychologue libéral : le logiciel QUALISHARE

Lorsque l’on s’installe à son compte il faut, dans un premier temps se familiariser avec l'accueil du patient dans un nouveau cadre de travail. Dans le même temps, il est également important de ne pas se laisser déborder par la gestion de tous les aspects administratifs et comptables.

J’ai eu de la chance d’avoir, dès mon installation, un logiciel pour m’aider à m’y retrouver et à m’organiser dans cette nouvelle vie professionnelle. J’étais auparavant en poste en institution et cela m’a grandement aidé dans ce changement de cap.

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De l’adolescent au jeune adulte : le tunnel de verre

Fréquemment, je reçois à mon cabinet de jeunes adultes en passage transitionnel. Ils sont en détresse et expriment un malaise qu’ils ne savent pas comment surmonter.

Souvent, ils ont commencé des études supérieures qui ne leur ont pas convenues et se retrouvent avec quelques mois voire une année blanches de transition qui les amènent à une perte de repères et un passage de grande remise en question.

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Les peurs des enfants : Comment rassurer votre enfant tout en l’aidant à grandir ?

On est parfois pris au dépourvu par ces peurs d’enfants qui surgissent souvent du jour au lendemain et laissent nos enfants effrayés et parfois terrorisés devant le noir, les inconnus, les montres et bestioles en tout genre.

Pas de panique ! Les peurs sont un élément normal du développement de l’enfant et viennent renseigner sur la façon dont votre enfant gère ce qui se passe à l’extérieur, mais aussi à l’intérieur de lui. Le rôle du parent est,  dans un premier temps de le rassurer et dans un deuxième temps de l’accompagner à faire face lui-même et à grandir.

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Stress, angoisse et anxiété : Comment les gérer ?

L’anxiété est un symptôme connu de tous. Elle se définit par une sensation de mal-être psychologique qui mêle un sentiment de peur, d’insécurité, d’angoisse, un état d’agitation et d’énervement…

Le stress, l’anxiété et l’angoisse, … c’est grave ?

L’anxiété, le stress et l’angoisse apparaissent de manière normale dans notre vie de tous les jours. Ils peuvent être positifs. Le stress par exemple est très utile pour faire face au défi et évoluer. Certaines personnes travaillent bien mieux en été de stress contenu et même peuvent aimer cela !

Ils servent aussi d’alerte, c’est un signal envoyé pour prévenir qu’il y a une saturation dans notre vie sur le plan émotionnel, physique, ou tout autre plan qui entraîne une trop grande dépense d’énergie. C’est le signe qu’il faut ralentir, s’écouter et être attentif à ce qui se passe en nous et autours de nous.

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Les relations dans la fratrie : De l’amour et des conflits

Entre rivalité, fusion, jalousie, amour et haine, les relations fratrie sont une part importante de la construction de l’enfant dans le développement de ses relations aux autres. Avant tout, il faut apprendre à partager et à trouver sa place.

Voici quelques repères pour les parents :

 Acceptez les sentiments de vos enfants

Accordez leur parfois le droit de détester cet autre qui prend de la place, de l’attention, du temps et de l’amour. C’est en acceptant ces sentiments et en prenant le temps de les écouter que vous les aider à vivre ensemble et à s’aimer.

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Comment utiliser la Communication Non Violente ?

En ce moment, je prépare mes cours pour une formation pour des professionnels qui auront à intervenir au quotidien auprès d’usagers. Cette semaine, nous travaillons autours de la communication. J’essaie donc de dégager quelques outils très simples et que l’on peut s’approprier très rapidement.

Aujourd’hui, je vais donc m’intéresser à la Communication Non Violente (CNV) et son utilisation dans la vie de tous les jours.

La CNV, qu’est-ce que c’est ?

La CNV c’est une manière de communiquer efficace qui permet d’être clair, cohérent, authentique et ouvert à l’autre. Ce processus peut s’utiliser dans toutes les situations, y compris les situations conflictuelles.

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Comment ne plus avoir peur du conflit ?

Si on regarde le Larousse, le conflit est une « Violente opposition de sentiments, d’opinions, d’intérêts » ou encore une «  Lutte armée, combat entre deux ou plusieurs puissances qui se disputent un droit. ».

Alors c’est sûr, dit comme cela, le conflit semble fatiguant, violent et lourd de conséquence. Cela ne donne pas vraiment envie de s’y mettre. Pourtant, le conflit est un outil relationnel riche qui permet d’être authentique et de garder vivante la relation à l’autre.

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Comprendre et accompagner le fonctionnement de l’enfant hypersensible ( 1ère partie)

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Les outils du psychologue : travailler le poids émotionnel avec les patients adultes

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